STOUL

SOLO-SHOW

NEKO PARADISE

du 07.05.19 au 21.05.19

Née en 1981, elle s'est fait connaître dès ses vingt ans pour ses personnages aux visages de chat. Elle a très vite fait évoluer son art et développé son style, quittant progressivement le figuratif pour aller vers une géométrie semi abstraite très personnelle. Elle est aujourd'hui reconnue comme une artiste complète, identifiable au premier coup d'œil.

Stoul, born in 1981, became known at age twenty for her characters with faces of cats. She quickly changed her art and developed her style, gradually leaving the figurative to move towards a semi-abstract geometry very personal. She is now recognized as a complete artist, identifiable at first glance. ⠀
On walls, large frescoes and in her studio, she handles the lines angles and the color palette with talent ⠀



Sur murs, grandes fresques et dans son atelier, Stoul manie les lignes, les angles, et la palette chromatique avec talent. 
Depuis quelques années, Elle cherche à retranscrire la matière du mur dans ses oeuvres. Ses toiles ont un grain tout à fait particulier. Stoul ne cherche pas seulement à peindre, mais à donner de la texture et de la matière. Cette aspérité est comme un rappel à ses origines, d'où elle vient. Ses dernières oeuvres semblent même être des fragments de mur arrachés. 


Stoul est aussi une artiste qui s’implique dans les causes qui lui tiennent à cœur, en particulier l’environnement, l’égalité des genres et les actions socio-culturelles. Jusque boutiste, elle fabrique ses outils de travail elle-même, des tasseaux auxquels elle fixe des poignées qui font que les lignes noires qui structurent ses oeuvres lui sont uniques. Leur particularité est une certaine irrégularité, imperfection de ces lignes qui viennent se couler dans les infractuosité de la matière, rien n'est coupé au cordeau, tranché, les démarcations se fondent. 


Elle aime remettre son travail perpétuellement en cause et n’hésite pas à surprendre son public à chaque nouveau cycle de sa créativité artistique. Pour le YAM, et son solo-show "neko paradise", elle a réalisé pour la première fois une oeuvre en plexiglas. Réalisée tout en profondeur avec quatre couches de layers, la lumière vient jouer avec les fragments de couleur et projette des ombres portées.


Ecologiste pratiquante, elle ne jette aucune chute de papier, pratique le zéro déchet. Et ca se voit dans son art! Elle a clairement expliqué que ses formes de couleur étaient comme des chutes de papier découpé réutilisées, agencées. Ses références au Japon sont liées, dans son cheminement artistique, à l'intérêt qu'elle porte à l'origami. La géométrie de Stoul n'est pas complètement abstraite. Artiste figurative à l'origine, des images lui viennent , qu'elle dissimule dans ses oeuvres et derrières des noms japonais (neko, Gongji...). Ici et là ce qui paraît n'être que de la couleur, à y voir de plus près, devient des cocottes en papier.


Parmi ses dernières réalisations majeures, citons sa majestueuse fresque à Villars-Fontaine, dans le cadre du festival Street Art on the Roc, en 2016, et plus récemment en 2017 son Totem culminant à 34 mètres de haut peint sur la tour du CISP Maurice Ravel à Paris XII.